Joseph Alexandre Victor d'HUPAY

Auteur communiste en 1785........................... Communist Author ...........................................

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 Actualités de la vie culturelle autour du Pays d'Aix
 
Faisons ensemble le tri de l'actualité du Pays d'Aix qui fait parler de lui bien au-delà de ses frontières administratives. Mais le savez-vous ?
 
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !
 
                                                                                                                  
Exposition Picasso-Cézanne
 
PICASSO : retour à Aix 30 ans après 
 

Le château de Vauvenargues
par François de Marliave - juin 1925
toute reproduction interdite
 
Voilà 50 ans que Picasso se portait acquéreur du château de Vauvenargues. Influencé dès 1900 par l'oeuvre cézanienne, cet achat témoigne de l'attachement du catalan pour le peintre aixois.
 
Après les expositions parisiennes Picasso et les maîtres, la ville d'Aix prend le relais en présentant une exposition commune aux deux grands peintres.
 
 
                                                                                                                 
Musique
 

EMMANUEL DE FONSCOLOMBE (1810-1875)

L'arrière grand-père d'Antoine de Saint Exupéry

MUSIQUE SACRÉE

 

Dimanche 25 janvier 2009 à 16h00

Église Notre-Dame du Travail

59 rue Vercingétorix (zone piétonne) 75014 Paris Métro Pernety – Bus 91 - 88

Entrée libre


 

Catherine Manandaza soprano - Patrick Garayt ténor

Mario Hacquard baryton - Slava Chevliakov orgue


www.fonscolombe.populus.ch

 

                                                                                                                  
Peinture
 
ZOLA, CEZANNE et... SOLARI
La redécouverte d'un autoportrait inédit

 

Bien peu de témoignages nous sont parvenus sur Philippe Solari, sculpteur aixois, ami d'enfance de Zola et Cézanne.

Au décès de son fils, Emile Solari, filleul de Zola, les souvenirs familiaux furent dispersés sans ménagement. Aussi, c'est avec beaucoup d'intérêt que l'on voit ressurgir de temps en temps certains d'entre eux.

 

C'est le cas notamment d'un ouvrage de Correspondance de Zola ayant appartenu à la famille Solari et qui comporte plusieurs souvenirs d'amitié des deux hommes.

 

Parmi ceux-ci, figure un rarissime autoportrait de Solari au crayon avec l'annotation suivante de la main d'Emile Solari :

"Portrait charge du sculpteur Philippe Solari (né à Aix le 1er mai 1840) fait par lui-même vers 1865 et donné par lui à Emile Zola. Restitué en 1918 à Emile Solari, fils de Philippe par Mme Emile Zola. Philippe Solari est l’auteur du beau buste de Zola fait en 1867. original en plâtre, bronze dans le salon de Madame Zola jusqu’en 1918. Coulé en plâtre par Solari, Cézanne et Zola. Epreuves en bronze au cimetière Montmartre et à Aix en Provence."

 

Autoportrait de Philippe Solari

toute reproduction interdite

 

Le trait est fin et précis. Il s'agit à ce jour du seul dessin connu réalisé par Philippe Solari. Le Musée d'Orsay possède, quant à lui, un buste en terre cuite, autoportrait du sculpteur.

 

Revenons un instant sur la date à laquelle est exécutée ce dessin : 1865. Zola est déjà installé avec sa mère à Paris et travaille chez Hachette. Il a déjà commencé ses premiers travaux littéraires. Il correspond alors avec ses amis aixois et les encourage à le rejointre à Paris.

 

Parmi eux, Cézanne bien sûr, Baptistin Baille, Anthony Valabrègue auquel il écrira sa fameuse lettre sur l'art naturaliste.

Cette période est très touchante. Zola ne se pose pas encore en grand écrivain. Il est jeune et a soif de reconnaissance. Dans ses lettres, il évoque sa volonté de rétablir la mémoire de son père à Aix et il est de toutes les avants-gardes. Toute la jeunesse intellectuelle d'Aix a les yeux rivés sur lui et tous veulent le rejoindre pour conquérir Paris. C'est notamment à cette époque que Zola prend la défense de Manet. C'est également à cette période qu'il est follement amoureux de la soeur de Solari.

 

Espérons qu'un jour prochain la ville d'Aix organise une exposition sur les amis aixois peintres, sculpteurs et écrivains de Zola et Cézanne.

 

Pour plus d'information sur Philippe Solari, consulter La famille Cézanne, Paul et les autres par Luc Antonini et Nicolas Flippe.

                                                                                                                  

Musée du Vieil Aix
 
L'échec aixois
 
En 1936, une vieille demoiselle, Marie d'Estienne de Saint Jean, épaulée par Marcel Provence et quelques autres bonnes volontés, avaient jetés les fondations d'un merveilleux projet : un musée du Vieil Aix qui permettrait de présenter au public dans le cadre enchanteur d'un hôtel particulier de la ville, des collections visant à témoigner du passé glorieux de la ville et de ses richesses artistiques.
 

Marie d'Estienne de Saint Jean

(coll. Ville d'Aix)

 

Dès ses balbutiements, le projet séduit. Enfin la capitale de la Provence se dote d'un lieu comparable au musée Calvet d'Avignon ou encore au Museum Arlaten !
Sous la direction de Marcel Provence, le musée va voir ses collections s'enrichir. C'est que notre érudit guette tous les souvenirs aixois : boites de biscottins, faiences, tableaux anciens. Sous son impulsion, de nombreuses familles de la ville effectueront des dons au Musée.
Après la mort prématurée de ce digne aixois, le musée va lentement s'endormir. Il faudra l'arrivée de Mme Martin-Vignes pour l'animer. Sous son impulsion, de nombreuses expositions seront organisées : portraits de parlementaires, ex-voto, Jean-Antoine Constantin, les petits maitres d'Aix au temps de Cézanne, Vincent Roux... Chaque saison amène son lot de découvertes.
 
Néanmoins, malgré toute la bonne volonté de l'équipe, le musée souffre cruellement de moyens : les expositions ne font pas même l'objet de catalogues et plus aucune acquisition n'est effectuée. Il faut avouer que l'association fondée par Marie d'Estienne de Saint Jean ne constituait pas un socle solide pour pérenniser cette noble entreprise : le musée était géré par une association, l'entretien du bâtiment dépendait de l'Etat et les salaires étaient versés par la ville d'Aix.
 
Pour compliquer l'exercice, Marie d'Estienne de Saint Jean avait stipulé lors de la fondation du musée qu'en cas de dissolution de l'association qui le gère, l'hôtel particulier serait rendu à sa famille et les collections aux donataires...
 
 

Le hall d'entrée du musée du Vieil Aix

(coll. Ville d'Aix)

 

Mais comment le Musée en est arrivé là ?
 
Voilà une question que beaucoup se posent. Comme à leurs habitudes, les vieilles façades aixoises préfèrent ne pas livrer leur secret et entendent bien ne pas étaler dans la rue les affaires honteuses.
L'association du musée du Vieil Aix a élu un nouveau président en 2007. La nomination d'un expert parisien en faience avait déjà quelque peu étonné. Bien qu'inconnu dans la ville, le nouveau président devait néanmoins apporter, par son implication dans le monde de l'art, un nouveau rayonnement au musée aixois. Du moins, c'est ce que l'on était en droit d'en espérer.
Hélas, le nouveau président semble avoir un peu trop bousculé l'équilibre budgétaire du musée, notamment par l'organisation de conférences réalisés -semble t-il- sans publicité.
 
Une fois les caisses vides, il ne restait au nouveau président qu'à déclarer l'association en redressement judiciaire et à s'en retourner à ses occupations parisiennes. A ce jour, aucune action en justice n'a été menée à l'encontre de cet éminent spécialiste.
 
 
                                                                                                                  
Patrimoine
 
La vente judiciaire du château d'Ansouis
 
S'il semble tout à fait superflu de commenter les conflits familiaux d'une des plus anciennes de Provence, nous pouvons tout de même regretter la dispersion des collections du château d'Ansouis.
En effet, la demeure présentait un ensemble assez exceptionnel de mobilier provençal et de peintures anciennes (dont de nombreux portraits de famille) provenant des familles Sabran, Pontevès et des Isnards.
Faiences d'Apt ou de Moustiers, tapisseries, collections de monnaies ou encore d'armes anciennes étaient l'un des témoignages les plus vivants d'un héritage provençal en péril.
 

Le château d'Ansouis

 

Aujourd'hui, cet héritage familial est partagé et la majorité du mobilier va partir dans le commerce. Les souvenirs qui s'y attachent vont s'estomper et de nouvelles mains vont s'en saisir.
 
En Provence, tout cela se passe dans une indifférence quasi-générale. Si les communes aiment à capitaliser sur les valeurs provençales (danse, costumes et autres manifestations anecdotiques), plus personne ne se soucie de la vente du patrimoine régional et de sa dispersion aux quatre coins du monde. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller voir les peintures murale de Fragonard à la Frick collection de New York ou encore la somptueuse collection de boiseries françaises du musée des Beaux Arts de Philadelphie...
 
Ansouis dispersé, peu de lieux subsistent encore en Provence avec une telle profusion d'objets d'art régionaux. Parmi les plus intéressants, il convient de citer le château de La Barben ou encore celui de Barbentane.
Pour voir encore de beaux souvenirs de la famille Sabran-Pontevès, il convient de se rendre en Aquitaine, au château de Cazeneuve, magnifique demeure de la Reine Margot et propriété de la branche cadette de la famille : http://www.chateaudecazeneuve.com
 
En outre, il est à noter que l'acquisition  du chateau d'Ansouis par M. et Mme Rousset-Rouvière, issus d'une vieille famille marseillaise, est plutôt de bonne augure.
 
En guise de conclusion, il convient de citer Marie de Saint-Exupéry :
 

« L’essentiel est que demeure quelque part ce dont on a vécu. Et les coutumes. Et la fête de famille. Et la maison des souvenirs, l’essentiel est de vivre pour le retour ». 

 

 

 La vente du mobilier de l'hôtel de Saint Priest en Avignon

 

En cette fin d'année 2008, les collections de l'hôtel de Saint Priest ont été mises en vente. Parmi les nombres lots, il convenait de noter la présence de beaux portraits de famille XVII et XVIIIe siècles ainsi qu'un exceptionnel ensemble de sièges provençaux du XVIIIe siècle.

Assez curieusement, le mobilier du grand salon - qui avait été inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques- a été lui aussi dispersé mais avec une interdiction de sortie du territoire national.

 

Le cas des hôtels particuliers avignonnais n'est pas très enviable : l'hôtel de Blanchetti est en cours de vente en divers lot. Quant à l'hôtel Forbin de La Barben légué par Marcel Puech à la Fondation Calvert, il serait actuellement lui aussi en vente.

                                                                                                                  

Un tretsois prometteur
 
Le photographe Didier Pazery
 
Avec la disparition du dernier des Poilus, les travaux de Didier Pazery ont tout particulièrement été mis à l'honneur au travers d'un documentaire le 20 mars dernier sur France 2 et dans divers journaux (notamment Le Figaro).
 
Originaire de Trets, Didier Pazery appartient à une vieille famille de Pourcieux qui a fourni une branche noble : les Pazery de Thorame.
 
Après avoir publié un ouvrage Visage de la Grande Guerre chez Calmann Levy en 1998, Didier Pazery travaille en free lance pour de nombreux magazines (Le Monde 2, Le Figaro, Marie-Claire...).
Une exposition de ces travaux sur le corps féminin - "Under Skin" - a été organisée voila peu à Paris.
                                                                                                                  
A Aix
Festival de la bande dessinée : du 19 mars au 26 avril 

 
La cinquième édition de ce festival mérite d’être signalée à plusieurs titres.

Tout d’abord, il faut saluer la diversité des manifestations proposées. La BD y est représentée sous toutes ses formes : des plus conventionnelles aux plus avant-gardistes. La présentation d’auteurs finlandais s’annonce elle aussi prometteuse. Leurs créations laissent une grande place à l’imaginaire et ont déjà séduites les places underground européennes.
 
Par ailleurs, les auteurs investissent le musée Granet où ils ont été invités à réinterpréter certaines œuvres. La manifestation permettra aussi de mieux appréhender les passerelles entre l’art et la BD.
 
Mais la principale réussite de ce festival vient probablement du fait qu’il s’agit là de l’évènement aixois le plus abouti et le plus participatif qui soit. En faisant adhérer de manière active, la plupart des lieux culturels aixois (et notamment les musées), le festival de la BD fournit la preuve que tout est possible à Aix avec un peu de volonté. Quand ils le veulent, les acteurs culturels de la ville peuvent travailler ensemble. C’est terriblement réconfortant pour l’avenir culturel de notre ville.
 
Quel dommage que, par le passé, de telles synergies ne se soient pas mises en place, notamment lors des modestes célébrations Portalis, mais aussi lors de l’année Cézanne odurant laquelle l’ego de chacun à céder la place à l’intérêt général.
 
Nous pouvons d’ores et déjà saluer le travail de Michel Fraisset, Bernadette Marchand et Serge Darpeix qui coordonnent l’ensemble des festivités. 
 
Les + : une programmation riche aux formes diverses (expo, rencontres, films), la gratuité de l’évènement (à l’exception du musée Granet).
Les - : le musée Granet a investi dans des supports de communication certes réussis, mais sans doute fort couteux quand on connait le manque de crédit pour restaurer, par exemple, le fond Constantin d’Aix endommagé par l’encollage des dessins et lavis sur des supports inadaptés.

Toutes les infos sur :
www.bd-aix.com
 

 

(film présenté au cours du Festival)

 

 

                                                                                                                  

En bref 

Le Sm’Art (Salon Méditerranéen d’Art Contemporain et d’Art abstrait) est en train de préparer sa troisième édition aixoise (13 au 16 juin 2008). L’évènement doit beaucoup à l’implication de Luc Antonini.
Plus de renseignements :
http://www.salonsmart-aix.com

Les Flâneries dans les jardins aixois, chères à Andrea Ferréol vont être reconduites cette année les 14 et 15 juin.
Plus de renseignements :
http://www.aix-en-oeuvres.com

Luc Antonini est en train de finaliser son dernier ouvrage : 100 Marseillais. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Qu’ont-ils faits ? Vous y retrouverez la généalogie et les biographies de cent de nos contemporains marseillais. Renseignements : luc.antonini@tiscali.fr

Histoire et généalogie de la maison de Castellane par Georges Martin. Cet ouvrage est réédité avec de nombreux ajouts. Il est en vente en souscription chez l’auteur au prix de 44 euros (50 euros ensuite). M. Georges Martin – 7, rue Jacques Monod – 69007 Lyon.

Nicolas Flippe prépare un site sur le Pays de Vence. Son objectif ? Faire mieux connaître cette Provence orientale qui en devenant lieu de villégiatures et terre privilégiée des arts a perdu tous ses repères historiques : bâtiments intra-muros et ruraux, mobilier, culture orale et écrite, émigration italienne, bourgeoisie et noblesse locale notamment.

Attention aux feux de forêt même l’hiver !
Avec la sécheresse que connait actuellement la Provence, il est nécessaire de faire attention aux feux de forêt même l’hiver. Et n’oubliez pas de contacter votre mairie pour obtenir les autorisations nécessaires.
                                                                                                                   
Le bicentenaire de l’Académie des Arts, Sciences et Belles Lettres d’Aix : 1809-2009

Nos académiciens aixois sont en train de préparer le bicentenaire de cette institution. Un ouvrage est en cours de préparation.

L’objectif premier de ce type de sociétés –encouragés par Napoléon- a longtemps été de créer de l’émulation dans une multitude de domaines. Les recueils des travaux de l’Académie publiés depuis l’Empire témoignent de la richesse des débats et de la qualité des interventions de tous les érudits, écrivains et scientifiques provençaux.
 
Aujourd’hui, même si quelques membres maintiennent l’institution, nous sommes forcés de constater que l’appartenance à l’Académie d’Aix obéit davantage à des considérations personnelles qu’à une réelle volonté de partage du savoir. C’est assez dommageable à notre bonne ville d’Aix quand on voit la résurrection récente de bon nombre de sociétés locales dont l’Académie Nissarde est le meilleur exemple.
                                                                                                                  
Picasso à Vauvenargues ou l’art des mathématiques…

Du 2 juin au 27 septembre 2009, la famille de Jacqueline Picasso prévoit d’ouvrir le château de Vauvenargues où séjourna Picasso à la fin de sa vie et où il est inhumé.
 
En sachant que 40 000 visiteurs sont attendus, que 2 visites sont organisées par heure et que chaque visite comprendra 19 visiteurs, est ce que l’objectif de fréquentation sera satisfait sur la période donnée…
                                                                                                                  
Aix ou Montpellier ? Et Arles dans tout cela…
 
Longtemps Aix fut la rivale de Marseille et d’Avignon. Il faut se souvenir du mot de Louis XIV lors de l’entrée dans la ville pour en témoigner : « Avignon m’a reçu comme un seigneur, Marseille comme un roi et Aix comme un Dieu… »

Mais aujourd’hui, avec la réouverture du musée Granet, tout le monde compare Aix avec Montpellier et son musée Fabre, nos Giacometti face à leurs Soulages, les innovations architecturales de l’une aux hôtels particuliers de l’autre. Nous sommes bien forcés de constater que Montpellier a pris quelques longueurs d’avance sur un certain nombre de sujets… 
Néanmoins, l’éloignement des deux villes les rend plus complémentaires qu’opposées.
 
En revanche, Arles attirent de plus en plus les aixois qui y vont pour faire leur marché et y retrouver un environnement un peu plus « dans son jus ». Tendance plus lourde, la hausse des prix de l’immobilier pousse bon nombre d’habitants du Pays d’Aix à s’installer en terres arlésiennes qui, par ailleurs, se défendent plus que bien en matière d’animation culturelle.

                                                                                                                  
                            Bonnes fêtes de fin d'année
 
              
               Toute reproduction interdite
 
Les amis de Victor d'Hupay vous souhaitent un joyeux Noël et une bonne et heureuse nouvelle année.
 
2008 sera l'occasion de célébrer les 190 ans de la mort de Victor d'Hupay.
Plusieurs manifestations seront organisées autour de l'auteur communiste.
 
A l'aube des élections municipales, la défense de l'oeuvre de Victor d'Hupay et des lieux dans lesquels il a vécu fera l'objet de toute notre vigilance.                      
                                                                                                                  
Musique
 
        Un renouveau de la musique provençale du XIXème siècle ?
 
Quand on fouille dans le passé musical de la ville d'Aix, bien au-delà de son festival, nous sommes forcés de constater que les musiciens de la cité sont bien peu mis à l'honneur. Leur souvenir n'est bien souvent conservé que par les rues ou édifices  qui portent leur nom : de Campra à Darius Milhaud en passant par Félicien David.
 
Qui se souvient encore de Félicien David et du groupe d'aixois qu'il avait entraîné avec lui  dans ses recherches orientalistes ? Leurs travaux sont méconnues et l'on tarde à les remettre en lumière.
 
Parmi eux, l'écrivain Charles Chaubet, descendant des Boutassy, propriétaire de Chateau L'Arc à Fuveau, qui signa la majeure partie des textes du Christophe Colomb de Félicien David (qui avait lui même des racines fuvelaines).
 
En ce mois de décembre, un autre des amis de Félicien David, Emmanuel de Fonscolombe, est à l'honneur avec la sortie d'un CD d'une sélection de ses oeuvres.
 
      Emmanuel de Fonscolombe : redécouverte d'un compositeur aixois
 
                                      
 
Né à Aix en 1810, il fut Maitre de Chapelle en l'eglise de la Madeleine à Aix. Félicien David qu'il rencontra au collège des Jésuites, lui dédia deux de ses oeuvres Moïse au Sinaï et Eden.
 
Issu d'une famille d'amateurs d'art, il est l'arrière grand père d'Antoine de Saint Exupéry. Il avait épousé en 1838 Anaïs Salavy, issue d'une grande famille de négociants marseillais. Emmanuel de Fonscolombe décéda à Aix en 1875. Ses écrits sont conservés dans son château de La Mole (Var).
 
Le CD : Mélodies, duos et pièces religieuses par Anna-Maria Panzarella soprano, Mario Hacquard, baryton, Maria Belooussova, piano et Frédéric Deville, violoncelle.
Label Hybrid'Music - décembre 2007.
                                                                                                                  
Gastronomie
 
  Astuce : où retrouver les véritables pompes à huile et gibassiés ?
 
L'an passé, c'est avec beaucoup de tristesse que la boulangerie Le Gibassié, rue Espariat a fermé. Cette institution était connue pour ses exceptionnels gibassiés depuis plusieurs générations.
 
Mais, pas de panique ! Si la boulangerie a déserté le centre-ville, elle dispose maintenant d'une adresse en Pays d'Aix, à Fuveau.
 
C'est en effet sur la Zone Industrielle Saint Charles que l'on peut se procurer l'un des treize desserts de Noël.
 
Pour plus d'information : www.le-gibassie.fr
                                                                                                                  
Bicentenaire du Code Civil :
Joseph-Etienne-Marie Portalis
 
Les 15 et 16 septembre 2007, la ville d'Aix a célébré l'un
de ses enfants : Portalis au travers d'une lecture par Andréa Férreol, comédienne et Bruno Raffaeli, sociétaire de la Comédie française.
 
Pour l'occasion, les statues de Portalis et de Siméon ont été restaurées.
Des documents et souvenirs de Portalis étaient présentés dans différents musées de la ville.
 
  
Ces manifestations laissent tout de même quelques regrets :
 
- Siméon, beau-frère de Portalis et coauteur du Code civil a été totalement oublié.
 
- une grande exposition aurait pu être organisée dans un des musée de la ville au lieu de diluer tout cela sur différent sites (Musées Granet, Arbaud, des Tapisseries et Archives Départementales !).
 
- la lecture du texte (adaptation de la plaidoirie de Portalis à l'occasion du divorce de Mirabeau et de son épouse) était incompréhensible pour ceux qui ne connaissent pas cet épisode des vies du tribun et du rédacteur du Code Civil.
 
Fort heureusement, Madame le Maire d'Aix a rendu un vibrant hommage à Portalis et à sa famille. C'est aussi avec joie que l'on a retrouvé Andréa Ferréol dans son meilleur emploi, celui de comédienne.
 
Et Hupay ? Dans les années 1770, Portalis fut l'avocat de Victor d'Hupay dans des démélés concernant l'héritage d'un oncle de sa femme. Hupay se plaint alors de ses services :
 
Ce que c’est bien gardé de nous dire Mr Portalis enfin de nous mieux engager dans quelque procès où il nous ferait encore quelque beau plaidoyer bien cher sur la République de Platon.
 
                                                                                                               
Théâtre
                 Un roman de Boyer d'Argens, contemporain d'Hupay 
                  adapté au Théâtre de l'Odéon à Paris (atelier Berthier)
                                                       du 5 au 29 avril 2007
 
                                            Thérèse Philosophe                   
 
Aixois et Provençaux, amoureux de la littérature, pourront assister à Paris au cours du mois d'avril à la représentation d'une oeuvre de l'écrivain et philosophe aixois Boyer d'Argens issu des seigneurs d'Eguilles.
 
Longtemps attribuée à Sade, cette oeuvre s'inspire de l'affaire Girard-Cadière qui, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, a secoué la Provence. Le père Girard, jésuite était soupconné d'avoir séduit une jeune provençale, la dlle Cadière.
 
Dans cette oeuvre, Boyer d'Argens met en scène les rouages de l'âme féminine - qu'il laisse s'exprimer- et les confrontent à la dureté des relations mécaniques et répétitives des hommes.
 
De mémoire d'aixois, ce texte sulfureux n'a jamais été adapté au théâtre auparavant.
 
Mise en scène : Anatoli Vassiliev
                                                                                                                   
Deuil
 
Décès à Aix de Monique Petit
qui légue la bastide de Valbrillant à la commune de Meyreuil
 
 
                                        Le déménagement du mobilier de Valbrillant
                                                  Glace Régence du Grand Salon
 
En 2005, est décédée à Aix, dans une quasi-indifférence générale, Monique Petit, "Mlle Petit".
 
Descendante de la famille Agard et propriétaire du passage de ce nom, Mlle Petit occupait la bastide de Valbrillant à Meyreuil. Elle en avait hérité de sa tante, Germaine de Salve.
 
Mlle Petit descendait également de la famille d'Albertas dont elle conservait de nombreux souvenirs. Fille de géomètre, elle poursuivit une carrière scientifique à Paris avant de se retirer en Provence.
 
Depuis son décès, son mobilier, sa bibliothèque, sa collection de monnaies anciennes et ses souvenirs de famille ont été malheureusement dispersés. Selon ses souhaits, la bastide de Valbrillant a été léguée à la commune de Meyreuil.
 
C'est avec beaucoup d'émotion que je garde en mémoire mes visites à Mlle Petit. L'été, son cousin, le père Paul, ancien curé de Ferney-Voltaire (aujourd'hui décédé), venait la rejoindre.
 
Certains aixois se souviendront de cette figure familière qui sillonnait le passager Agard avec son trousseau de clefs. D'aspect bourru et froid, Mlle Petit cachait des trésors de bonté.
Suite à une attaque cérébrale, elle était restée paralysée et a vécu ses dernières années à la maison de retraite de Beaurecueil.
 
Elle repose aujourd'hui auprès de ses parents, dans le cimetière de Puget-Ville.
 
Quant au devenir de la bastide de Valbrillant, la mairie de Meyreuil ne s'est pas encore déterminée. Pourquoi ne pas y installer un musée de la Vallée de l'Arc ?
 
  
          Une partie du salon Louis XV estampillé Nogaret - Vente de la bastide de Valbrillant.
 
                                                                                                                   
Peinture
 
La redécouverte d'un portrait d'Antoine Laugier de Séranon
attribuable à Claude Bouys
 
                          
                          Toute reproduction interdite
 
Le portrait d'Antoine de Laugier de Séranon, conseiller en la cour des Comptes de Provence et Controleur des domaines et forêts de Provence a été récemment retrouvé. Dans un triste état, il avait fait l'objet de multiples restaurations et était recouvert d'un mauvais vernis qui laissait présager du pire.  
 
Avec les bons soins de Marie Accart, restauratrice de tableaux (rue d'Aumale - 75009 Paris), le tableau a retrouvé ses beaux tons d'origine. Lors du réentoilage du portrait, le chassis en bois a été reconnu comme celui d'origine.
 
Ce portrait est attribuable au frère d'André Bouys, Claude. Ce peintre méconnu a été actif à Aix à la fin du XVIIe siècle. On lui doit quelques portraits gravés de parlementaires aixois qui présentent de fortes similitudes avec ce portrait.
 
Le visage profondément humain, les yeux pétillants du modèle, l'élégance du traitement de la peau, la mise en scène de la perruque aux reflets roux, le travail soigné de son costume sont autant d'indice qu'il faut rapprocher également d'un tableau récemment vendu et faussement attribué à André Bouys.
 
Le tableau a fait l'objet de quelques aménagements au fil des siècles : les armoiries et la manche ont probablement été rajoutées au cours du XVIIIe siècle par la descendance du modèle.
 
En un mot, ce portrait est typique des productions des petits portraitistes aixois du XVII et XVIIIe siècle.
                                                                                                                   
Patrimoine
 
L'exceptionnelle vente d'un instrument de mesure
ayant appartenu au graveur aixois, Jacques Maretz
 
C'est à Londres que s'est vendu dans l'indifférence générale des aixois l'un des plus exceptionnels instruments de géographie du début du XVIIème siècle.
 
Il est gravé au nom de MARETZ à AIX et était présenté dans un somptueux étui en maroquin rouge.
 
Ce nom de Maretz n'est pas inconnu des passionnés d'histoire. Professeur de mathématiques, géomètre et graveur, Jacques Maretz vivait dans la première moitié du XVIIe siècle.
 
Il est l'auteur du plan géométrique de la ville d'Aix que l'on trouve à la fin des discours sur les arcs triomphaux dressés en 1622 à l'occasion de l'entrée de Louis XIII.
Vivant en 1642, il laissa une fille, Madeleine, qui épousa en 1637, Louis Cundier, graveur et géographe de renom.
 
L'objet s'est vendu pour plusieurs dizaines de milliers de livres sterling.
  
                  Christies, Londres, Vente du 7 avril 2005